Saint-Malo À Venir

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samedi 29 mai 2010

LA SANTE A SAINT-MALO

Santé 1

"Saint-Malo A Venir" organise sa troisième conférence débat sur le thème :

LA SANTE A SAINT-MALO

Quel avenir pour notre hôpital public ? Quelle place pour la médecine de ville ?

le vendredi 4 juin 2010 à 20h30

à la Mairie annexe de Paramé

avec :

Jacky LE MENN, sénateur, conseiller général d'Ille-et-Vilaine, directeur d'hôpital honoraire

Docteur Jean-PIerre HERVE, médecin au centre hospitalier de Saint-Malo

Nadia de CHANSCHENEL, infirmière diplômée d'Etat libérale

Didier MAYJONADE, kinésithérapeute

entrée libre:

lundi 14 décembre 2009

Questions à Gérard Lahellec

Lors de la conférence sur le Port de Saint-Malo , un questionnaire à été adressé à Monsieur Gérard Lahellec . Celui-ci à aimablement répondu et nous diffusons ici ce questions /réponses.__ Il est bien entendu que les réponses apportées sont celles de Monsieur Lahellec et que celles-ci n'engagent pas l'Institution régionale.

_Questions :

1°) Depuis Loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et loi 1er janvier 2007, les PIN ont été transférés aux Collectivités Locales succédant ainsi à l’état dans ses obligations.

Question : comment et à quelle hauteur (chiffrage) sont financés l’aménagement /la maintenance/ des infrastructures et superstructures du port de Saint Malo par chacun des contributeurs (surtout détail REGION) ? participation état (dotation financière de compensation)? participation collectivités locales? autofinancement ? emprunt ? financement croisé des superstructures ( rôle des opérateurs privés) ?

GL :''Les opérations d’aménagement sur les superstructures (outillage et terre-pleins) sont financées et réalisées par la concession (alimentée par les redevances d’outillage et droits de ports) avec un subventionnement de la Région à hauteur de 15%. Les opérations d’aménagement sur les infrastructures (quais, dragages, …) sont financées et réalisées par la Région, avec en général un subventionnement de la concession. ''

2°) Y a t’il des projets (infrastructures/superstructures/R&D /marketing/certification…) en cours de réalisation ou programmés ? Construction du nouveau quai Charcot à Saint-Malo pour le développement de la filière agroalimentaire.

GL'':Construction d’un pôle de construction navale sur le bassin Jacques Cartier Construction d’une digue d’enclôture .Aménagement des pontons de la cale de la Bourse''

3°) Quel type de relations le port de Saint Malo a t’il avec les autres ports du littoral breton ? français ? anglais ?européens ? échelle mondiale ? relations de coopération ? échange d’informations ? mutualisation de moyens ?

GL:''Le port de Saint-Malo fait partie d’un espace Manche actif sur les aspects de politique maritime et portuaire : le projet EMDI a pour objectifs l’élaboration d’une vision stratégique, expérimentation de nouveaux domaines de coopération, une meilleure connaissance de l’espace Manche et de ses enjeux.

Eut égard aux enjeux spécifiques des ports régionaux et locaux, le projet EMDI a également débouché sur la création d’un réseau des ports de la Manche. La coordination de cette partie du projet a été confiée côté français au Conseil général des Côtes d’Armor, avec l’appui de la CCI Côtes d’Armor : l’Association des Ports Locaux de la Manche regroupe depuis sa création 14 ports français de la Manche, dont Brest, Roscoff, Le Légué et Saint-Malo. Cette association poursuit des objectifs spécifiques de coopération au niveau français, comme l’amélioration de la gestion environnementale des opérations de dragage, la sécurité et le développement des trafics, la promotion des ports ainsi que la connaissance des hinterlands portuaires et des marchés.''

4°) Quelles stratégies de développement le port poursuit Il ? fidélisation ? spécialisation ? diversification ? ciblage de trafics particuliers ? ciblage de clients particuliers ?

GL:''Les potentiels et pistes de développement sont différentes selon les filières économiques envisagées : ainsi, pour les vracs agroalimentaires, la nécessité du développement d’une réelle complémentarité devra permettre un développement global des approvisionnements maritimes sur cette filière dans les ports de Saint-Malo et du Légué.

Les travaux du quai Charcot et la réorganisation des espaces portuaires à Saint-Malo devront aboutir au développement des activités liées à la filière engrais. L’étude de l’opportunité d’un arrière-port pour accompagner les projets de l’opérateur « bois » est envisagée. consommation de matériaux de construction.

Le port de Saint-Malo pourra être utilisé comme plate-forme de massification et d’exportation sur la filière des matériaux de recyclage,

après mise en place d’une politique régionale de collecte et réalisation d’une étude logistique, permettant d’arbitrer entre les ports potentiellement intéressés.Une étude devra préciser les opportunités d’installation d’un site de déconstruction navale à proximité immédiate du port.

Afin d’éviter le développement de concurrences qui ne permettraient pas de mutualiser efficacement les moyens des acteurs publics et privés et qui desserviraient la filière au niveau régional, il conviendra de s'assurer d'un bon équipement territorial et d'une complémentarité des moyens en préservant le réseau très professionnel des savoir faire locaux dans le domaine de la réparation navale

Le soutien des lignes ferry vers le Royaume-Uni et les Iles Anglo-Normandes s’appuiera notamment sur une adaptation et une modernisation du terminal passagers. L’activité de transport maritime territorial de passagers devra également être valorisée en s’appuyant sur l’interface ville/port.

Enfin, une mutualisation commerciale et marketing avec les autres places portuaires bretonnes (argumentaires et tarifs identiques, possibilité de changer les escales en fonction des opportunités) est la condition du développement de l’activité croisières.''

5°) Les faiblesses et les atouts du port sont ils clairement identifiés et quelles propositions d’amélioration du port (et /ou ses des performances) ont été formulées jusque là et / ou sont à l’étude ?

GL: ''Le port de Saint-Malo bénéficie d’un hinterland très étendu, grâce à son activité export (îles anglo-normandes et Grande Bretagne) ; les filières bois et engrais sont les filières principales du port; l’activité fret ferry représente environ 600.000 tonnes. Le trafic des passagers reste relativement stable et le patrimoine historique de la ville est un atout considérable pour cette activité. La principale faiblesse identifiée à ce jour est le problème du foncier (espace limité pour le développement des activités portuaires).

6°) Quelles sont les principales requêtes des acteurs du port de St Malo et des chargeurs / importateurs / clients réguliers du port (en matière de services /d’outillage etc…) ?

Services ferroviaires pour les usines embranchées. Stockages.''

7°) Y a t’il une connexion ferroviaire « active » au niveau du port de commerce de Saint Malo ? si oui quel tonnage annuel transite via ferroviaire ? Y a-t-il des projets de développement du rail fret départ arrivée Saint Malo et selon quelles modalités?

GL:''Au port de Saint-Malo, 7000 tonnes d’engrais ont été expédiées et 15.000 tonnes de bois réceptionnées par train en 2008. Les projets de développement du ferroviaire incluent la création d’un opérateur ferroviaire portuaire et de la création d’un arrière-port embranché fer.

8°) Selon quels critères les tarifs du port sont ils fixés ? (idem utilisation de l’outillage etc …/remorquage ) ?

La Région Bretagne a pour mission de fixer les évolutions tarifaires sur proposition du concessionnaire après qu'ait été menée la concertation avec les usagers : elles doivent s’inscrire dans une gestion des ressources de la concession permettant de garantir son équilibre afin d’être en mesure de financer les investissements portuaires au service des usagers de la place portuaire.''

9°) Le port a t’il une politique de communication et d’implication de la communauté portuaire dans d’éventuelles démarches d’amélioration ou de progrès (certifications qualité…)?

GL: La Région communique sous la forme d’un bilan annuel au sujet de l’activité, des investissements et des politiques menées dans ses ports. Un site internet dédié au port de Saint-Malo est également mis en ligne : http://ports.region-bretagne.fr/

10°) Le port ( son gestionnaire) a t’il une politique de communication et de démarchage auprès des chargeurs potentiels (industriels /agroalimentaire… ) de l’hinterland ?

GL: l’exécution du cahier des charges par le concessionnaire Cci fait il l’objet d’un contrôle ou d’un pilotage par la région et quelles sont les obligations réelles du concessionnaire en matière de prospective commerciale ? Le concessionnaire, dont l’activité est contrôlée par la Région, est en charge de la prospection commerciale, en lien et en appui des manutentionnaires de la place.

11°) y a t’il des projets de développement d’un trafic conteneur sur St Malo? La Région pourrait elle contribuer (financièrement au même titre que d’autres cofinanceurs publics ou privés) à la création d’une ligne feeder/cabotage sur St Malo au travers le financement de navires adaptés et ou de superstructures ? (grues équipées de spreaders pour la manutention) ?

GL: Le développement du trafic conteneur sur Saint-Malo se heurte à des problèmes techniques de capacités nautiques. La Région n’exclut par principe aucun projet qui lui serait présenté dans l’objectif de développer le trafic du port sous réserve de la pertinence économique du projet.

12°) Le trafic fret du port de St Malo est structuré pour 50% autour des agrofournitures et du bois et de 2 ou 3 entreprises. Quelles que soient les perspectives de ces trafics, cette structure de trafic n’est elle pas un facteur de vulnérabilité du port? N’y a t’il pas dépendance vis a vis de certains trafics?

GL: Les implantations industrielles portuaires ont un rôle clef dans la compétitivité d’une filière économique (le port étant une plateforme multimodale permettant à l’entreprise d’optimiser sa chaîne logistique). La structure de trafic de Saint-Malo autour des filières engrais et bois ne peut donc en aucun cas être considérée comme une faiblesse, d’autant plus que les perspectives de développement de ces deux filières sont intéressantes (le bois est un matériau de construction d’avenir dans un contexte de prise en compte croissante des problématiques environnementales et les engrais ont également des perspectives de développement intéressantes au vu des développements démographiques prévus à l’échelle mondiale et des innovations sur le marché de l’agriculture raisonnée).

13°) Fin décembre 2009, une nouvelle orientation stratégique doit être élaborée et mise en œuvre pour les port BRETONS (Brest/Lorient /St Malo). Des consultations/une étude ont été lancées par vos services à ce sujet. Sachant que l’un des axes tracé par le président de Région est de faire jouer la synergie et la complémentarité entre les ports bretons, comment pourraient se traduire aux niveaux stratégiques, tactiques et opérationnels de telles synergies et complémentarités ? L’abandon de certains trafics pour St Malo au profit d’autres ports ou au contraire des fonctions ou des moyens nouveaux pour le port de St Malo?

GL:L’objectif de la stratégie portuaire régionale a été de proposer un cadre de développement pour le réseau des ports bretons qui permette un développement de chacune des filières économiques utilisant l’outil portuaire à des degrés divers. Ainsi, la nécessité de développer la complémentarité entre ports ou au contraire de favoriser le maintien des trafics dans toutes les places portuaires pour maintenir un approvisionnement de proximité dépend de la filière envisagée : par exemple, la forte proximité des ports du Légué et de Saint-Malo induit la nécessité d’une réelle complémentarité entre ces deux ports sur la filière des vracs agroalimentaires, complémentarité devant reposer sur l’analyse des caractéristiques nautiques, foncières, urbaines et économiques des deux ports. Cette complémentarité doit permettre un développement global des approvisionnements maritimes sur cette filière sur les deux ports, et contribuer ainsi à un report modal route/mer.

Cette étude pourrait elle nous être communiquée via mail ? '' GL: (ci-dessus) Ce document sera diffusé après que le Conseil Régional ait délibéré, vraisemblablement en janvier prochain.''

14°) Peut on envisager des changements d’affectation de foncier au sein de la zone portuaire et si oui lesquels ?

GL: Le développement du port de Saint-Malo passe par le maintien de l’affection du domaine portuaire à l’activité portuaire. La Région Bretagne porte une attention particulière à ce que les activités dans le port ne soient que des activités portuaires, et qu’aucun changement d’affectation de foncier au sein de la zone portuaire n’ait lieu.

15°) L’acquisition de foncier en propre par la région associée à d’autres acteurs locaux (communauté d’agglomération…), hors les murs /la zone portuaire et la création d’un port à sec /d’une zone logistique connectée au ferroviaire serait il une option retenue ou évoquée ? Sous quelles conditions ?

GL: La création d’un arrière port embranché fer dépend de la pertinence économique du modèle qui devra être étudié. La création d’un port sec en Bretagne ne devra pas se faire aux dépens de la partie finistérienne du territoire. De plus, il parait judicieux de positionner les ports comme des plateformes multimodales, et non pas seulement comme des outils au service du transport maritime.

16°) La conformité aux critères d’éligibilité aux programmes de cofinancement européens des projets d’aménagements ou de développements éventuels du port est elle prise en compte lors de la mise à l’étude de ces projets ?

GL: Bien entendu.

17°) Quels seraient selon vous les contraintes à lever ou contourner, les facteurs clefs à travailler en vue de permettre de développer la compétitivité du port de St Malo ?

GL:La question du foncier et la réorganisation des espaces portuaires à Saint-Malo seront centrales dans le développement des activités du port.

L’hôpital public ou En limant on fait d’une poutre une aiguille.

- La nouvelle gouvernance hospitalière fait partie des nouvelles mesures du plan hôpital 2007.

Le service hospitalier se représente désormais comme un regroupement d’unités médicales au sein de pôles. Ce nouveau découpage en pôles de l'hôpital répond avant tout à une logique économique : il s'agit de mutualiser les ressources afin de limiter les dépenses. Depuis déjà quelques années, on ne parle plus de patient, de malade, de personne souffrante mais d’unité de production. Ce nouveau signifiant démontre un discours de logique d’entreprise où la rentabilité et les objectifs financiers, le fait d’en tirer des revenus, prennent le pas sur l’humanisme dans son sens étymologique de désintéressement capitaliste

- Ca pèse lourd sur les consciences du personnel soignant où il n’y a pas si longtemps les thèmes de vocation, de disposition, de mission soignante… étaient encore monnaie courante dans les jury de concours d’entrée dans la fonction publique.

- Les cadres de santé sont souvent à l’intersection de ces exigences contradictoires autant dans l’organisation des soins que dans l’exigence de la qualité. Il s’agit pour eux de coopérer à un système d’optimisation de la performance globale des durées de séjours des unités de production.

Nous sommes donc à l’hôpital comme ailleurs dans le domaine du chiffre. Faire du chiffre, fonctionner à flux tendu. On parle maintenant de manière quasi quotidienne de DMS durée moyenne de séjour, de taux d’occupation, de pathologie plus rentable que d’autres. Pour l’instant la psychiatrie sur Saint-Malo n’est pas soumise aux mêmes critères mais ne se porte pas à merveille pour autant faisant face à une saturation des lits, des locaux mal adaptés, et un manque de personnel.

Il est prévu que les services « représentés » par leurs conseils de pôle, qui n’auront pas atteint leurs objectifs financiers soient sanctionnés. Ils verront diminuer leurs budgets, seront transférés au secteur privé ou simplement supprimés. La mission ALIUM, SARL fondée en 2005, intervient sur l’hôpital comme entreprise de conseils stratégique, organisationnel, financier avec… pragmatisme.

- Audit depuis janvier 2009, elle a mené des enquêtes pour réduire les déficits et réorganiser tous les services en repensant la taille de toutes les unités, aucune ne sera viable au-dessous de 22 lits. Cela aboutit à certains regroupements capacitaires tels que la néphrologie et la diabétologie. La diabétologie tournait sur 15 lits jusque-là, on lui supprime 7 lits dans ce rapprochement de service et on en supprime également en néphrologie puisque ce nouveau mariage forcé occupera un espace unique.

Bien sur les services vont se restructurer sans tout le personnel soignant supplémentaire demandé pour un fonctionnement maximal de qualité de soins. Les services vont tourner à taille minimale sur ces questions de personnel pour une rentabilité maximale. La masse salariale représente 70% des dépenses et sert souvent de variable d’ajustement budgétaire.

Et les projets de service ?

Toute cette nouvelle organisation touche forcément au projet de service. Comment les équipes vont-elles vivre cela ? On donne aux soignants le choix de leur poste, certes, mais les conditions de travail sont difficiles, en 1975 une infirmière restait dans son métier 7 ans, depuis 1995, elles travaillent jusqu’à la retraite. Ce sont des métiers laborieux : aides soignantes, infirmiers… physiquement et psychologiquement. Les arrêts maladie ne sont pas tous remplacés. Sur le terrain les personnes sont inquiètes, on entend, notamment dans la presse que l’hôpital va mal!!!

mercredi 9 décembre 2009

Vidéo de la conférence : Port de Saint-Malo

Album photos Conférence " Le Port de Saint-Malo a t'il un avenir"

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samedi 28 novembre 2009

Conférence "Le port de Saint-Malo a-t-il un avenir"

L'association "Saint-Malo A Venir" organise sa deuxième conférence débat sur le thème

"Le port de Saint-Malo a-t-il un avenir"

le jeudi 3 décembre à 20h30 à la Maison des association de Saint-Malo (rue Ernest Renan)

avec

Gérard LAHELLEC, vice-président de la région Bretagne en charge des transports et des infrastructures portuaires et aéroportuaires

et

Gaël BRIAND, auteur d'un mémoire de recherche intitulé "Les enjeux de développement pour les ports de commerce bretons"

Entrée gratuite.

dimanche 22 novembre 2009

REFORMER LA TAXE D’HABITATION ?

A la contribution mobilière, impôt comportant une base très approximative ( déterminée à partir des loyers matriciels, valeurs abstraites fixées par les commissions communales des impôts directs), a succédé en 1973 la taxe d’habitation établie en fonction de la valeur locative cadastrale selon des modalités précisées dans l’encadré figurant ci-dessous .

La mise en place de cet impôt direct local a été précédée par une révision générale des propriétés bâties. Cette opération très lourde, décidée par une loi du 2 février 1968 et réalisée selon des modalités fixées par un décret du 28 novembre 1969, s’est étalée sur une période de près de 4 années .

En exploitant 24 millions de déclarations souscrites par les propriétaires d’immeubles, l’administration a déterminé pour chaque local, et en liaison avec les commissions communales, une valeur locative estimée au 1er janvier 1970 .

Le principal reproche adressé à ce système a été cette base immobilière et indiciaire, ne permettant pas une appréciation des capacités contributives du contribuable . Après différentes propositions parlementaires, notamment pour rapprocher la taxe d’habitation de l’impôt sur le revenu, et surtout en raison de la progression du poids de la taxe d’habitation, des mesures ont été prises pour la plafonner.

Ces dispositions s’appuyant sur le revenu fiscal de référence conduisent à un dégrèvement partiel ou même total lorsque ce revenu de référence est égal ou inférieur au montant des abattements (voir ci-dessous) . Bien entendu toutes les nouvelles mesures introduites au fil des années ont fini par complexifier la taxe d’habitation, certains la qualifiant même de véritable « usine à gaz » . Mais la principale critique que l’on peut adresser actuellement porte surtout sur une base d’imposition devenue inéquitable et obsolète .

En effet la base de la taxe d’habitation repose sur la surface du local, pondérée en fonction de son état d’entretien, de sa situation et des éléments de confort dont il dispose .Or il a été constaté que depuis le début des années 1970 la rénovation intérieure de l’habitat ancien n’a pas entraîné nécessairement une révision de la valeur locative dès l’instant où les travaux portent sur les éléments de confort et l’entretien intérieur . Seule l’exploitation des permis de construire ou les autorisations de travaux liés aux additions de construction permet d’assurer cette révision justifiée .

Pendant ce temps bon nombre d’ immeubles collectifs de type HLM, qui disposaient de tout le confort au début de ces mêmes années, se sont dégradés sans que leur valeur locative soit réduite .

De même , autre défaut originel, les tarifs ont été d’une manière générale favorables aux maisons, ne serait-ce qu’avec la moindre imposition des dépendances .

Par ailleurs depuis 1973 aucune révision générale n’est intervenue alors qu’une loi du 18 juillet 1974 prévoyait une révision générale tous les six ans, une actualisation triennale (évolution locale du prix des loyers) et une revalorisation annuelle .

Une révision générale a été menée entre 1990 et 1992, elle est restée inappliquée en raison des transferts d’imposition qu’elle impliquait . Seules les revalorisations annuelles ont été appliquées .

Ce manque d’actualisation des bases a été longtemps dissimulé par la prise en compte de nombreux immeubles neufs qui viennent augmenter l’assiette globale de la taxe d’habitation. Le ralentissement de la construction pourrait conduire à une augmentation des taux d’imposition .

Comme partout ailleurs, les habitations malouines n’échappent pas à toutes ces anomalies, alors une remise à plat de toutes ces bases s’impose , selon quelles modalités ?

Outre un programme pertinent d’actualisation des bases existantes par une révision générale ou une simplification du dispositif d’établissement des bases, la Cour des Comptes, au terme de son étude sur l’assiette des impôts locaux publiée en janvier 2009, préconise également une éventuelle assiette fondée sur la valeur réelle du bien .

Une réflexion doit s’engager sur la réforme de cet impôt qui, après les augmentations subies en 2009 par les contribuables , est de plus en plus contesté .

Gérard MATHON

Professeur associé auprès de l’Université de RENNES-I

lundi 9 novembre 2009

Une Maison de la Formation bientôt à Saint-Malo ?

Il semblerait que la création d’une « Maison de la Formation » soit en gestation à Saint-Malo.

S’il convient de se réjouir de cette décision de la Municipalité –cette proposition ne figurait-elle pas au programme de « La Gauche Malouine » (comme quoi !...)-, encore convient-il de savoir ce que cela recouvre de concret et dans quel contexte institutionnel.

Dans un bassin d’emploi où le chômage des jeunes et la précarité sont très forts et accentués par la crise, il est indispensable d’une part de renforcer des moyens de formation qui y sont notoirement insuffisants, notamment continue et d’apprentissage, d’autre part de les adapter au plus près des secteurs d’activité de Saint-Malo et de sa région, autrement dit de « coller » aux emplois non seulement actuels mais à venir : lesquels ? Quel projet de développement économique ?

- Une Maison de la Formation donc, voici qui est « bel et bon », mais encore ?

-où et sous quelle forme ? Construction ou autre ?

-quelles relations avec le « Pôle Emploi » (lui-même confronté aux problèmes que l’on sait) d’une part, le tissu économique et les Entreprises d’autre part ?

-une mise en commun des dispositifs de formations des quelques organismes présents (Afpa, CCI, CFA, etc…) sur Saint-Malo? Une politique concertée de développement de ces organismes ?

-quelle position du Conseil Régional- qui est en charge de la Formation Professionnelle-sur ce projet ? A ce propos, il est intéressant de mettre en perspective ce projet et le cadre territorialet institutionnel dans lequel il s’inscrit, à savoir le Pays de Saint-Malo. Or, la réforme issue du Comité Balladur prévoit la suppression de ces « pays » : on peut légitimement s’interroger

Souhaitons qu’il ne s’agisse pas là, une fois encore, d’un simple effet d’annonce !

   CLINT

lundi 27 juillet 2009

Thierry Goyet à Saint-Malo

Vice Président de la Communauté d'agglomération de Lorient en charge des transports collectifs, Thierry Goyet est l'invité de Saint-Malo A Venir pour une conférence sur les déplacements dans la ville. (vidéo)

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samedi 18 juillet 2009

Conférence " les déplacements dans la ville"

NYX

La première conférence de Saint-Malo A Venir s'est déroulé le 22 juin à 20h30 Mairie de Paramé , avec la participation de Thierry Goyet Vice Président de la communauté d'agglomération du Pays de Lorient , en charge des transports publics et de Sytze Dijkstra citoyen Hollandais .

Ce fut un moment d'échanges important sur les divers mode de déplacements dans la ville . La question du TCSP ( transport collectif en site propre) à l'étude à la ville de Saint-Malo fut abordé au cours de cette soirée

lundi 1 juin 2009

L'emploi dans le bassin de Saint-Malo

La situation dégradée de l'emploi à Saint-Malo et dans l'agglomération est bien antérieure à la crise que nous traversons. Si celle-ci complique évidemment la vie de nombreux malouins, le chômage et l'emploi précaire frappent plus durement notre cité que d'autres villes du département et de la région.

Ainsi, le bassin d'emploi de Saint-Malo enregistre de manière régulière le plus fort taux de chômage du département. Derrière le Saint-Malo des festivals, de l'Intra, des Pen Duick, se cache un Saint-Malo dont on parle trop peu, qui souffre de ne pouvoir correctement gagner sa vie.

Laurence Follezou, qui encadre au sein de l'association "Saint-Malo A Venir" la commission en charge de l'emploi, a dressé un tableau complet de la situation de l'emploi, notamment l'emploi des jeunes.

Nous vous invitons à consulter ce travail et à en débattre : ( Voir pièce jointe au format PDF)

lundi 27 avril 2009

Ancienne Gare : lier le passé au présent

Liliane Roman, ancienne conseillère municipale et professeur d'arts plastiques s'est penchée sur le dossier de l'ancienne gare, sur le site de laquelle sera édifiée la médiathèque.

"Toutes les civilisations se sont nourries des vestiges architecturaux du passé. Confronter des bâtiments nouveaux à des bâtiments anciens, en les juxtaposant ou en les assimilant en partie, est une démarche permettant de mettre en valeur les richesses des uns et des autres, d’établir un dialogue entre les mémoires des uns et des autres et d’enrichir la mémoire collective (historique, culturelle, sociale) - Voir la Pyramide de Pei au Louvre.

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L’ancienne gare de St Malo s’inscrit dans notre mémoire historique (bombardements alliés en 1944 ayant fait plus de 100 morts, lieu d’hebergement pour les réfugiés…), dans notre mémoire sociale (essor du tourisme,lieu de passage incontournable pour tous les travailleurs,lycéens, étudiants…).

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Son architecture d’inspiration « néo-classique » ne relève pas d’un patrimoine « classé » mais vaut par la mémoire des hommes et des femmes qui l’ont si souvent fréquentée.

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S’il est difficile de garder l’ancienne gare, il serait peut-être interessant d’établir des liaisons avec le nouveau projet culturel : soit par des citations graphiques du vocabulaire architectural emprunté à l’ancien bâtiment (pilastres, corniches, rosaces …), soit par des structures architecturales (portiques,colonnades, pavillon d’angle) qui pourraient servir de repères et de cheminement vers le nouvel outil culturel.

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Ce nouveau projet culturel, qui a été attendu si longtemps, doit être un signal visuel fort, marque de notre présent, d’un nouveau quartier, à la croisée des « 3Villes », du Passé et du Présent . Certains lieux vivent par le souvenir des hommes, de leur vécu…les lieux à venir seront porteurs des rêves à construire. Les pierres sont des témoins…

mercredi 22 avril 2009

OUVERTURE DU BLOG DE "SAINT-MALO A VENIR"

L’association « Saint-Malo, A Venir » a pour but d’animer la réflexion sur les questions politiques, économiques, sociales et environnementales intéressant le Pays de Saint-Malo en vue de contribuer à en assurer un développement équilibré et l’ouverture sur l’Europe et le monde.

 

Son action est inspirée par les valeurs humanistes, progressistes et de laïcité. Elle veille au respect de la diversité des sensibilités et des opinions de ses membres.

Nous mettrons en ligne des contributions de nos membres sur lesquelles nous vous invitons à réagir. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.